La clé pour innover et survivre en 2020 : l’Ecole eurasienne et la valorisation des Data Assets

AQUILA EYES – Janvier 2020

Ce début d’année 2020 est étrange. Tout d’abord, il s’est ouvert avec des annonces réalisées côté occidental (sous domination américaine) qui insistait sur la passation du pouvoir de direction de Google aux mains d’un nouveau venu, peut-être plus politiquement correct auprès des collaborateurs, mais surtout auprès de Washington. Amazon s’est ensuite agacée des connivences entre la Maison Blanche et Microsoft au point de faciliter l’accès d’un juteux contrat du Pentagone à ce « grand ami ». Puis, surtout, Microsoft avance ses pions vers l’abonnement à Windows 10 pour ses utilisateurs. Si certains pensaient encore que les entreprises de technologie américaine œuvraient pour le libre échange… Ils vont rapidement déchanter ! Une machine sans OS, c’est un problème ! Que se passera-t-il si vous « oubliez » de payer ?

Enfin, les Echos évoquaient les difficultés qu’ont les Biotechs françaises à trouver un financement, donc à garantir leur autonomie et l’indépendance de l’économie innovante souveraine vis-à-vis du voisin dominant, tout comme de nombreux autres secteurs d’activité. En effet, penser à long terme n’est pas dans les mœurs occidentales et il serait dommage de s’y mettre ! Pendant ce temps-là, la Russie vient de valider son internet indépendant (hors influence américaine) et la Chine lance la première bourse mondiale d’accès à la Propriété intellectuelle : plutôt que de mettre en place des incubateurs surpuissants et médiatisés, ils vont encadrer juridiquement l’exploitation des droits liés à leurs innovations. Une approche que nous défendons chez AQUILA Advanced depuis 2017 maintenant ! Et que les Etats et les opérateurs capitalistiques eurasiens concrétisent, car adoptant une vision à long terme. CQFD.

La machine européenne s’enraye,
mais les affaires trouvent toujours un chemin !

Dans cette newsletter, nous allons donc aborder une analyse du contexte et tenter d’apporter quelques possibilités d’orientation des actions. Bien entendu, notre métier nous pousse à être expert dans certains domaines comme le LegalTech, la FinTech, l’AgriTech, la CleanTech, avec des ouvertures vers le MarTech et la MedTech. Sur bien d’autres aspects, nous ne pouvons qu’extrapoler car ne disposons pas d’expériences et du recul suffisant. Ceci étant introduit, face à ce démarrage chaotique de l’année où nous pouvons clairement dire qu’en 2020 des sociétés vont se crasher, entrepreneurs et collaborateurs endossant le rôle de Réprouvés, et que d’autres parviendront à se transformer pour devenir des Survivantes, nous pensons qu’il existe quand même quelques réponses à étudier de près. La machine européenne s’enraye, mais les affaires trouvent toujours un chemin !

Comment arbitrer les investissements et les cessions dans le capitalisme digital de 2020 ?

Il y a deux manières de considérer un investissement :

  • Ce dernier vise à rapporter un pourcentage d’intérêt, sous forme de dividende ou d’usure,
  • Ou ce dernier va servir un autre objectif et l’enrichissement garanti suivra l’atteinte de ce but.

Régulièrement, l’École occidentale des affaires considère que l’argent ne doit servir qu’un intérêt : lui-même ! L’argent doit appeler l’argent.

Dans l’École eurasienne des affaires, dont le représentant le plus probant aujourd’hui est la Chine, l’argent est un instrument qui sert une ambition à plus long terme. Dans une certaine mesure, des sociétés visionnaires comme Google Inc. puis sa holding, Alphabet, ont également su procéder de la même manière pour financer leur capacité à créer encore et encore, à dominer les usages sur ces vingt premières années du XXI° siècle.

De fait, aujourd’hui, considérer la capitalisation de l’innovation, qu’elles soient en interne dans votre organisation ou externe, dès lors où vous souhaitez procéder à une valorisation définissant un juste prix (i.e. adéquation entre « potentiel » et « existant »), un arbitrage pragmatique directement issu de l’École eurasienne est le plus judicieux.

Concrètement, voilà à quoi ressemble une stratégie d’investissement eurasienne ou semblable à celle poursuivie par Google/Alphabet depuis sa fondation, et la stratégie d’investissement occidentale pratiqué depuis la Seconde Révolution industrielle.

La puissance européenne est un mythe aujourd’hui, les stratégies poursuivies par les États européens tout autant que par les entreprises sont des stratégies de repli. En soi, se réfugier dans sa « Citadelle » est une bonne idée si la démarche vise à réfléchir et prendre le temps de sentir les « nouvelles règles du capitalisme ».

Le bilan reste simple : faiblesse structurelle, division sociale, fracture intellectuelle entre ceux ayant compris le sens de la « mondialisation multipolaire » et ceux se « rassemblant » autour d’une idée passéiste de l’existence. Donc, votre organisation, même si elle se replie sur elle, même si vous faites parties des Opérateurs d’importances vitales (OIV) qui sont aujourd’hui les privilégiés de la Maison France, est en tout fragilisée face au pragmatisme eurasien et à son caractère offensif/défensif efficace.

Un arbitrage pragmatique directement issu
de l’École eurasienne est le plus judicieux

Mais rien ne vous empêche de poursuivre une tactique similaire à celle pratiquée par l’École eurasienne et, comme l’impérialisme américain s’est révélé condescendant avec ses « alliés » économiques en tant que pays ou comme entreprises depuis une bonne décennie, de suivre une ligne permettant de défendre votre souveraineté et votre viabilité économique.

Votre patrimoine matériel n’a plus guère de valeurs de nos jours. On peut produire vite et moins cher, la Chine et les autres pays d’Asie s’alignant sur sa doctrine ont démontré leur performance en l’espèce. La seule force dont vous êtes réellement doté, c’est votre patrimoine immatériel et ce qui relève des « secrets » et du « savoir-faire ». Cet atout, ces actifs, sont ceux par lesquels vous pouvez tout de suite extraire une réalité financière mais aussi une réalité d’influence vous inscrivant dans la durée. Cela, si vous décidez de vous mettre à pratiquer les logiques de l’École eurasienne des affaires et laisser l’École occidentale des affaires conduire vos concurrents à mourir doucement.

Que signifie la valorisation des actifs immatériels en Chine, aux USA… et en Europe ?

Dans leurs vœux respectifs, les dirigeants du monde ont souhaité pour leurs concitoyens différentes réalisations. En France, le président Emmanuel Macron évoquait le modèle européen (vraie préoccupation pour une certaine population consciente de son identité et de la globalisation) et ses choix semblent définir une approche inédite. Xi Jinping, lui, fixait comme objectif de poursuivre sur la lancée entamée et déployer une répartition des richesses de façon à ce que l’ensemble du peuple chinois puisse accéder à la classe moyenne lui permettant de se former plus avant et à entreprendre plus activement, grâce à l’hyper-digitalisation de la société et au soutien des Intelligences artificielles, notamment. Enfin, aux USA, le président Donald Trump, s’est évertué à affirmer son indépendance vis à vis des préoccupations à long terme du reste du monde, notamment concernant les Accords de Paris, avec le style qu’on lui connaît.

Un des effets les plus fascinant de la Révolution digitale est que le capitalisme a des incidences directes et rapides après une préparation longue. Les effets de levier économiques, sociaux et politiques sont impressionnants mais impliquent une vision posée et intelligente des réalités qui s’inscrivent dans la durée. Or, comme l’illustre parfaitement monsieur Trump, son approche passéiste des affaires et de la politique est incompatible avec cette dimension. On comprend sans doute mieux que la société Alphabet cesse de défiscaliser l’argent perçu en Europe dans l’éventualité d’un transfert de ses richesses et de la nécessité de disposer d’une arrière base financière dans un environnement de plus en plus influencé par l’Ecole eurasienne, Allemagne en tête !

La gestion des actifs immatériels repose sur un temps « long », c’est à dire un système devant permettre une fluidification durable des transactions s’inscrivant avec régularité et progression. Le modèle économique le plus adapté dans une stratégie de ce genre ne cherche pas le coup d’éclat médiatique visant à capter l’intérêt des esprits simples, des pseudo-gestionnaires habitués à suivre des tendances. Non, la stratégie eurasienne est une stratégie de flux et de maintien des flux. De fait, on doit assurer la protection des mécanismes permettant les flux, tout autant que préparer l’utilisation de ces flux pour accroître la superficie d’influence et mettre sous influence ceux qui peuvent l’être, y compris concurrents, tout en instrumentalisant ceux qui veulent résister. Les règles liées aux Actifs immatériels offrent tous les biais à ces pratiques.

Voici une représentation schématique d’une stratégie de valorisation des actifs immatériels (Data Assets).

Pour l’heure, en Europe et en France, ces modèles n’existent pas. La culture du “coup d’éclat” et de la “médiatisation pour la médiatisation” nuisent au développement des affaires. A peu près autant que le côté “suiveurs” oriente les décisions et menace jusqu’aux grandes sociétés incapables de se réformer. La culture de l’argent pour l’argent s’effrite en Europe, non par conscience politique et conscience stratégique, mais parce que l’Eurasie lui oppose un modèle pragmatique. Et la non adaptation à ces nouvelles règles ne peut aboutir qu’à une seule finalité : la soumission à une culture tierce.

Vous ne pouvez compter que sur vous-mêmes, car les Maisons Étatiques, notamment la Maison France, procède à son propre repli pour tenter sa réforme sur ces nouvelles bases. La réforme sera cependant longue et difficile, raison pour laquelle la Maison France ne pensera pas à vous et à votre volonté de diriger efficacement, de réussir vos objectifs, de vous développer économiquement et d’être maître de votre vie. Pour réussir cette ambition d’entrepreneur, d’intrapreneur, de dirigeant de société, il vous faudra disposer d’une approche eurasienne particulière.

Aujourd’hui, l’automatisation et les outils informatiques sont si mâtures qu’il est surprenant de ne pas encore avoir réalisé sa propre transformation : Cloud efficace, transaction digitalisée et signatures électroniques, management en culture projet, indicateurs de performance et service assidu du client. Tout ce qu’a amené la Révolution digitale par le passé et qui est aujourd’hui une norme aux USA et en Eurasie devrait être déployé chez vous, avec en plus cette vision stratégique du Court/Long. Être au service du marché et pas de sa médiatisation, être capable de penser son intérêt dans le Long terme avec tout ce qu’il y a de complexité inhérente à cette approche.

AQUILA ADVANCED est une société d’expertise en Data Asset Management dont le métier consiste à valoriser le portefeuille des actifs immatériels via un processus innovant : Structurer, Protéger, Négocier et Capitaliser. L’approche est également différenciante car elle s’inscrit dans le nouveau capitalisme dicté par l’Ecole eurasienne et une proximité, une implication dans le temps, au service des intérêts des dirigeants.