AQUILA EYES – Février 2020

Depuis un peu plus d’un mois, nous constatons chez AQUILA Advanced que la fracture intellectuelle ayant fait suite à la Révolution digitale a transformé le paysage professionnel. Vous avez ceux qui ont mis à jour leur “logiciel mental”, en quittant les bancs des hautes écoles de commerce pour se former au paradigme de la guerre économique, vous avez ceux qui restent en arrière et pensent que rien ne va bouger. Et naturellement, vous avez la Vie des affaires, des entreprises, qui est contrainte de s’adapter vite.

Cette dichotomie dans le temps et la perception du temps est un des facteurs de crise. Oui, elle est évoquée clairement comme une opportunité pour qui sait l’anticiper, elle est abordée du bout des lèvres par ceux qui gravitent dans son univers mais ne disposent pas de tous les éléments, elle est complètement inconnue par ceux qui “ronronnent dans leur quotidien” : la Crise. Car ces signes mis bout-à-bout invitent à penser qu’une belle “tempête financière” se profile à l’horizon. Elle est visible, nous la voyons au large, donc elle est là et a déjà commencé à produire certains effets. Soit l’approche retenue est celle du “Vieux loup de mer” qui va l’aborder comme cela se faisait dans le passé, soit nous adoptons une approche méthodique, écologique et technologique pour profiter des effets de cette tempête.

Dans cette newsletter mensuelle, nous partageons quelques unes des pratiques clés et des indicateurs qu’il serait bon d’avoir à l’oeil pour piloter son business en eaux troubles. La tempête qui s’approche de nos rivages économiques, très certainement boostée à l’effet Coronavirus, est une opportunité ! Une opportunité à saisir avec un peu de darwinisme. D’une certaine manière, vous pouvez vous faire une idée de ces enjeux systémiques via le livre “Visions stratégiques 5.0” , publié aux Editions L’Harmattan, c’est une base qui souligne les manquements fondamentaux opérés par l’Europe et par laquelle la crise vient.

Fusion/Acquisition : Les chances d’un management projet

La crise financière va offrir l’opportunité d’une purge dans le tissu économique, écartant les plus faibles acteurs au profit des plus forts, ce qui permettra notamment de réduire le risque et les incertitudes tout en disciplinant la gestion des projets innovants. Car aujourd’hui, c’est bien ça le coeur du problème : les référentiels proposés par les hautes écoles de commerce ou par les “leaders” européens sont archaïques et n’ont pas su évoluer. “Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement”, mais la clarté n’est pas compatible avec le complexe de l’ingénieur cher aux peuples français et européens.

Pourtant, c’est la clarté qui offre la possibilité de savoir ce qui est et ce qui devrait. Ce qui est, c’est qu’une innovation doit répondre à un usage et un métier, doit évoluer avec et en relation avec les innovations. Le coeur de la transformation digitale ne repose pas sur l’outil mais bien sur la valeur que l’humain peut donner à cet outil grâce à son usage. Le “nul n’est irremplaçable” est une aberration sociologique issue du vieux capitalisme. Mais il est cependant vrai que tout le monde ne peut pas être efficace à un poste donné. Il s’avère donc indispensable d’envisager la fédération des forces et des compétences, par l’acquisition de l’usage (i.e. croissance externe). En langage financier cela porte un nom : Fusion ou Acquisition !

Nous sortons d’une petite décennie d’hyper-inventivité où l’entrepreneuriat a pullulé, où les idées ont pris forme et où une certaine effervescence poussait à l’émergence d’un écosystème complet de projets. Mais aujourd’hui, il y a trop de projets ! Et si certains savent répondre à des usages précis, ils sont en outre fragilisés par l’absence de gestion adaptée : appliquer des modèles d’organisation occidentaux à une démarche inédite ne pouvait se solder autrement, les modèles de management occidentaux sont des modèles industrialisés, ils “tournent”, tout l’opposé de la méthode eurasienne qui repose sur le “test, learn & go” fondés sur le pragmatisme et l’adaptabilité. 

Donc, durant cette tempête, ce qui devrait être une ligne de front ouvert pour chaque entrepreneur, chaque investisseur, repose sur le fait qu’il faut acquérir ces sociétés fragilisées pour bâtir des entités de poids sur la nouvelle décennie. Et qui dit Fusion / Acquisition dit bien Management : Attention à ce que cette intégration ne soit pas le fruit d’une approche occidentale rigide et incapable de s’adapter.

Approche eurasienne : Intelligence économique & Asset management

La suspicion est la règle durant cette période, la clarté est requise par le recours à des méthodes et outils d’un nouveau genre. Nous avons introduit dernièrement cette notion des guerre(s) qui compose l’ADN du capitalisme digital des années 20 et nous aurons l’occasion d’en parler régulièrement au cours du mois de mars, durant le Cyber-Day, mais aussi lors d’un Petit Déjeuner Digimind.

Concrètement, l’approche de boutiquier, entretenu par les professions réglementées “occidentales”, est clairement inapte à répondre aux intérêts des entrepreneurs et des investisseurs : Ces derniers suivent des “patterns” pré-établis, auto-centrés et incapables de sortir de ce scope, ce qui les conduirait à ne plus bénéficier des privilèges qu’offre la réglementation. L’exception ne faisant pas la règle, quelques professionnels issus du Droit ou du Chiffre auront une certaine capacité à contribuer, il ne faut pas le nier. Mais il est indispensable de s’entourer de “guerriers économiques” pour protéger les intérêts des propriétaires, actionnaires et investisseurs.

L’approche eurasienne s’est nourrie des savoirs anglo-saxons en terme d’espionnage, d’influence et de pression pour orienter les affaires dans leurs intérêts spécifiques. Elle a aussi adopté les bons éléments d’un management par la performance financière et le développement patrimonial fondé sur le mérite et l’intelligence financière. Aujourd’hui, elle est devenue leader et représente l’alternative singulière aux approches occidentales notamment par son management pragmatique, sa maîtrise des effets de levier et son sens tactique issu de traditions millénaires du négoce et des guerres. Les européens tentent de répondre à la chose avec certains de leurs champions comme Orange, qui refuse d’utiliser Huawei sur le territoire français mais dont les actions ont une portée limitée, ou en déclenchant son propre assistant vocal pour tenter de contrecarrer Google et Amazon. Mais, en quelques jours à peine, l’Eurasie réplique par le contrôle de son territoire, utilisant ce que l’occidental considère comme légitime, contre lui-même.

Seule une démarche nouvelle permet de constituer une véritable réponse. L’intelligence économique est outillée et seul l’usage de celle-ci est la clé de la performance financière contemporaine. Plusieurs sociétés ont déjà parfaitement intégrée cette logique, comme par exemple BlackStone, et des entreprises européennes à l’instar de la Société Générale et de la BNP Paribas rattrapent leurs retards en manifestant de solides ambitions de conquêtes. Ces pratiques ne sont cependant plus l’apanage unique d’une élite, de quelques initiés et on peut donc être interpellé par le fait que tous les dirigeants ne soient pas entouré d’une « équipe de guerriers économiques » !

Aujourd’hui, les risques inhérents aux Next40 et au FT120, plus ou moins contrôlés par la BPI France devenue l’institution quasi-unique et incontournable en matière de “business made in France”, peuvent être contrôlés spécifiquement avec les nouvelles pratiques eurasiennes. Comme dans toute gestion d’un mal, vous avez le préventif et le curatif. Ces aspects fondent la gestion des risques (i.e. souveraineté, rendement, finance, etc.). Exploitant les compétences traditionnelles pour régler les affaires courantes de la Fusion, Acquisition ou de l’Investissement, ils permettent cependant un effet de levier significatif. 

Nous avons choisi de porter une attention toute particulière à certains actifs au sein des sociétés prises en charge. Le nerf de la guerre consiste donc à identifier ce qui est “excessif”, et qui compose la part de rêve de la finance « mal avisée » et de la bulle spéculative, avec ce qui “est”, et d’opérer les actions de concentration et structuration grâce à un savoir inédit : Data Protection, Data Management et Asset Management comme vecteur d’évaluation général, le tout en s’appuyant spécifiquement sur le paradigme eurasien. Il ne s’agit plus seulement de comptabiliser les actifs acquis, qui peuvent se dévaloriser, et qui sont le cœur des métiers traditionnels occidentaux. Il s’agit bien de savoir surveiller les actifs qui inscrivent le business model durablement, qui concèdent une force sincère à l’ensemble et qui se traduit, finalement, en prospérité. Ainsi donc, l’information et l’asset management ne font plus qu’un !

Analyser et anticiper : Les marqueurs clés à garder

Ces marqueurs sont au coeur de notre démarche et nous vous invitons sérieusement à les intégrer à votre approche. Pensez également à conserver une attention particulière à certaines cotations boursières, notamment l’Or et le Bitcoin. Les valeurs neutres, ou refuges, permettent de s’extraire du marasme des aléas monétaires et traduisent généralement une inquiétude anticipée par les gros pourvoyeurs de capitaux.

Warren Buffet disait “N’investissez que dans ce que vous comprenez”. Loin d’être un adage conservateur, c’est à dire de se fermer à la nouveauté, cette maxime inspire la profonde nécessité de rendre intelligible des éléments parfois complexe et de savoir cultiver la confiance associée. Tant que vous ne comprenez pas, il est nécessaire de chercher pourquoi la compréhension n’est pas votre. Il s’agit donc d’avoir une double approche systémique, permettant de rendre simple et visible ce qui est complexe, et en même temps de savoir s’appuyer sur son intuition. Une bonne opportunité c’est la rencontre de l’instinct et de la méthode, et le capitalisme digital ne fait pas exception. Il a simplement été nourris par une lourde influence martiale que l’on retrouve dans l’Art de la Guerre (Sun Tzu) ou le Livre des 36 Stratagèmes (Hiroshi Moriya).

AQUILA ADVANCED est une société d’expertise en Data Asset Management dont le métier consiste à valoriser le portefeuille des actifs immatériels via un processus innovant : Structurer, Protéger, Négocier et Capitaliser. L’approche est également différenciante car elle s’inscrit dans le nouveau capitalisme dicté par l’Ecole eurasienne et une implication durable  au service des intérêts des dirigeants et actionnaires.